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Cinéma : À la belle étoile, un film de Sébastien Tulard

Depuis son plus jeune âge, Yazid n'a qu'une passion, la pâtisserie. Élevé entre famille d'accueil et foyer, le jeune homme s'est forgé un caractère indomptable. D'Épernay à Paris, en passant par Monaco, il va tenter de réaliser son rêve : travailler chez les plus grands chefs pâtissiers et devenir le meilleur.



Ce film est une biographie de Yazid Ichemrahen, un chef pâtissier français. Ce film récent est un feel-good movie, et je suis très heureuse de vous le présenter ! Bien qu’il ne surprenne pas dans son scénario, il réussit à faire passer un message d’espoir et de résilience.

 

Alors qu’il n’a que deux ans, Yazid Ichemrahen est envoyé dans une famille d’accueil jusqu’à l’âge de ses dix ans. Par la suite, celle-ci prend sa retraite et il grandit dans différents foyers. Toute cette période est accompagnée d’une grande passion pour la pâtisserie, qui le pousse à dépasser les barrières qu’on lui impose. Dans ce film, il est interprété par Just Riadh, qui interprète alors son premier rôle au cinéma. Dans un interview pour CGR Cinémas, il explique que Yazid était là pendant le tournage et surtout la préparation du tournage. Même si Just Riadh précise que son assistance était surtout utile pour le guider et l’aider en pâtisserie, il est aussi rafraichissant de trouver un film qui parle du parcours tumultueux d’un enfant placé avec l’aide du principal concerné. Ce film est aussi un moyen de donner la parole à Yazid Ichemrahen sur son parcours de vie, et sur son expérience. Avant de m’aventurer dans la représentation de l’Aide à l’Enfance dans A la belle étoile, il est important de préciser que bien que ce film traite du chemin de vie d’un enfant placé, ce n’est pas l’axe principal de cette œuvre. Cela se diffère de la plupart des films que nous avons découvert jusqu’à maintenant dans cette rubrique où l’Aide à l’Enfance était centrale. L’histoire de Yazid est faite de beaucoup d’autres éléments, et c’est pour cela qu’il ne doit pas être simplement défini comme un ancien enfant placé. Je pense que c’est un point de vue important pour changer les préjugés et conceptions erronées des enfants placés, pour aller voir plus loin et ne pas simplement les définir par cet épisode de vie.

 

La représentation de l’Aide à l’Enfance est très large et diversifiée dans ce film. On voit autant une famille d’accueil qu’un foyer, et on en tire des images aussi belles et pleines d’espoir que des perceptions très critiques du système. En effet, alors que la famille d’accueil est présentée comme très à l’écoute et accueillante, le foyer est pointé du doigt avec un regard plus accusateur. La direction est dépeinte comme dure, sans beaucoup de compassions pour les enfants placés. L’environnement du foyer est violent, et Yazid ne semble pas y trouvé sa place. Cette expérience se retrouve dans un interview que Yazid Ichemrahen donne pour Clique en 2017 où il explique que son expérience en foyer était difficile : « Le foyer, c’était vraiment la merde ». Il décrit se faire victimiser dans un premier foyer, devenir plus violent lui-même dans le deuxième et même passer devant un juge des enfants. Cependant, ce que ce film décrit, c’est une histoire de résilience. Ces difficultés ne sont pas une fin en soi, et c’est pour cela que cette histoire est remplie d’espoir. Parce que les fils de sa famille d’accueil étaient pâtissiers, il a trouvé une passion qui l’a poussé à aller au-delà des difficultés.

 

Si cet article vous a intéressé, je vous encourage à aller voir ce film, qui m’a personnellement convaincu ! De plus, pour aller plus loin, Yazid Ichemrahen a écrit un livre en 2016, Un rêve d’enfant étoilé, qui témoigne de son parcours et de sa vision de la gastronomie.


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