đŸ‡«đŸ‡· PRÉSIDENTIELLES : Qu'en est-il de la Protection de l'Enfance ?


Récemment, les programmes des candidats vous ont probablement été distribués. Cependant, les programmes papiers étant incomplets, des ressources plus enrichissantes se retrouvent sur le site internet de chaque candidat.


Ainsi, à Parlons d'eux, nous nous sommes posés la question de savoir si les candidats à la présidence de la République pensaient à la Protection de l'Enfance.


Par conséquent, nous avons fait le tour de chaque programme pour vous faire parvenir plus facilement leurs propositions dans ce domaine.


Puis, par ce post, nous aimerions adresser un message particulier aux jeunes majeurs issus de l'Aide Sociale Ă  l'Enfance, mais Ă©galement tous les jeunes : notre voix doit ĂȘtre entendue, allons voter pour notre avenir.


🗳 Le 10 et 24 avril, allons voter !


⚠ Les propositions sont reprises telles qu'elles sont prĂ©sentĂ©es sur les supports de communication des candidats Ă  la PrĂ©sidence de la RĂ©publique. Certains ont ainsi crĂ©Ă© des listes plus Ă©toffĂ©es. Nous vous conseillons donc d'accĂ©der aux propositions bien dĂ©taillĂ©es de chaque candidat en cliquant sur les liens.


Des propositions Ă©crites


Marine Le Pen, Rassemblement National.

  • ProcĂ©der Ă  une Ă©valuation objective et complĂšte de la situation de l’enfant.

  • Constituer, dans chaque dĂ©partement, une Ă©quipe chargĂ©e de l’évaluation de l’enfant.

  • Mieux soigner les enfants pris en charge par l’ASE.

  • CrĂ©er dans chaque dĂ©partement un rĂ©seau de soins psychiatriques pour les enfants pris en charge par l’ASE.

  • Mieux exploiter l’enregistrement audiovisuel des tĂ©moignages des enfants victimes et adapter les lieux utilisĂ©s pour les confrontations.

  • Mettre Ă  l’abri les enfants durant le temps des enquĂȘtes.

  • Faire bĂ©nĂ©ficier les enfants victimes de l’assistance d’un avocat.

  • Rendre plus attractive la fonction de famille d’accueil.

  • Stabiliser les lieux d’accueil des enfants.

  • Favoriser le placement chez un membre de la famille autre que les parents.

  • Confier la dĂ©cision de placement Ă  une formation collĂ©giale de juges des enfants.

  • Favoriser l’adoption selon des modalitĂ©s variĂ©es.

  • Mieux suivre les foyers et les familles d’accueil.

  • Mieux dĂ©celer les dysfonctionnements des services sociaux pour mieux y remĂ©dier.

  • Rendre obligatoire la prise en charge des jeunes majeurs qui en ont besoin.

  • Recentraliser l’aide sociale Ă  l’enfance.

  • Harmoniser l’ñge du consentement.

  • Lutter contre la correctionnalisation des viols et poursuivre les crimes commis contre des mineurs selon leur qualification rĂ©elle.

  • Tenir compte de l’incidence des rĂ©seaux sociaux et de l’Internet sur les atteintes portĂ©es Ă  l’innocence des enfants.

© Livret thématique "M la Protection de l'Enfance", https://mlafrance.fr/pdfs/projet-la-protection-de-lenfance.pdf


Jean-Luc MĂ©lanchon, Union Populaire.

Assumer pleinement les responsabilitĂ©s envers les enfants confiĂ©s Ă  l’Aide sociale Ă  l’enfance

  • Recentraliser la protection de l’enfance au niveau de l’État. La dĂ©centralisation de l’aide sociale Ă  l’enfance (ASE) au niveau des dĂ©partements conduit Ă  des inĂ©galitĂ©s de prise en charge des enfants inacceptables

  • CrĂ©er des rĂ©sidences ASE avec appartements familiaux, en alternative au placement d’enfants quand il y a nĂ©cessitĂ© de prise en charge mais que les liens familiaux sont de qualitĂ©

  • Interdire dĂšs maintenant le placement Ă  l’hĂŽtel des enfants confiĂ©s Ă  l’ASE

  • DĂ©bloquer des moyens pour construire des foyers supplĂ©mentaires qui permettent de sĂ©parer les enfants par tranches d’ñge, prĂ©server les fratries, prĂ©server les jeunes victimes d’agressions sexuelles, assurer des accueils d’urgence ponctuels, prendre en compte une dimension de soin psychiatrique

  • RĂ©former la protection de l’enfance pour que le bien-ĂȘtre de l’enfant, et son lien avec une figure d’attachement positive soient prioritaires

  • Faciliter l’adoption simple quand c’est dans l’intĂ©rĂȘt de l’enfant

  • CrĂ©er une « Maisons des Adolescent·es » par dĂ©partement et y proposer accueil et hĂ©bergement jusqu’à 5 jours des fugueur·ses, avec accompagnement et mĂ©diation familiale

  • Favoriser l’accĂšs au sport et Ă  la culture pour les jeunes confiĂ©s Ă  l’ASE

  • Rendre obligatoire la prise en charge par un contrat jeune majeur de tous les enfants issus de l’ASE et donner aux jeunes majeurs ou Ă©mancipĂ©s ayant Ă©tĂ© confiĂ©s Ă  l’ASE le droit Ă  ĂȘtre pris en charge par l’ASE jusqu’à l’ñge de 25 ans rĂ©volus

Protéger les enfants contre toute forme de violence

  • Interdire les violentes dites Ă©ducatives et mettre en oeuvre une campagne de sensibilisation massive, proposer des alternatives Ă©ducatives et du soutien Ă  la parentalitĂ©

  • Former le personnel travaillant avec les enfants (Éducation nationale, pĂ©riscolaire, professionnel·les de la petite enfance, de l’ASE) Ă  ne pas recourir aux violences Ă©ducatives ordinaires

  • CrĂ©er une dĂ©lĂ©gation parlementaire aux droits des enfants, chargĂ©e de dĂ©fendre les droits des enfants au sein du travail lĂ©gislatif

  • Engager un plan de rattrapage spĂ©cifique pour la protection de l’enfance dans les Outre-mer : doter chaque collectivitĂ© de structures de protection de l’enfance et de protection maternelle et infantile adaptĂ©es, recruter du personnel et le former aux problĂ©matiques locales

  • Plus de moyens judiciaires mis en Ɠuvre pour lutter contre la pĂ©docriminalitĂ© sont Ă  renforcer urgemment pour permettre toutes les enquĂȘtes nĂ©cessaires. La prise en charge des victimes doit Ă©galement ĂȘtre amĂ©liorĂ©e.

  • PrĂ©vention/sensibilisation est essentielle pour Ă©viter que de telles souffrances ne soient infligĂ©es Ă  des enfants.

Pour une justice adaptée aux enfants

  • Abroger le nouveau code de justice pĂ©nale des mineur·es de Dupond-Moretti et crĂ©er un Code de l’Enfance unifiĂ©, qui reprendra l’ensemble des dispositions civiles et pĂ©nales applicables aux mineur·es. Un·e mineur·e qui entre en conflit avec la loi est bien souvent un enfant en danger. Ce code visera Ă  mettre en place une politique globale autour de la protection de l’enfance et de l’accompagnement Ă©ducatif et judiciaire des mineur·es

La justice aux affaires familiales nĂ©cessite d’ĂȘtre mise en adĂ©quation avec les besoins et les rythmes des familles, en particulier des enfants.

  • Former au dĂ©veloppement de l’enfant les juges des affaires familiales

  • AmĂ©liorer l’accueil des familles avec jeunes enfants dans les tribunaux de grande instance et d’instance

  • DĂ©cloisonner la justice des enfants et la justice aux affaires familiales, afin qu’une enquĂȘte au sujet de violences puisse suspendre une dĂ©cision de garde alternĂ©e

  • Faire Ă©voluer le droit de visite et d’hĂ©bergement (DVH) en instaurant une obligation parentale Ă  exercer ce droit de visite

  • Faire appliquer la loi sur le non-paiement de la contribution Ă  l’éducation de l’enfant

  • CrĂ©er une garantie universelle des pensions alimentaires : l’État rĂ©coltera et versera les sommes dues

  • Remplacer le terme « autoritĂ© parentale » par « responsabilitĂ© parentale »

Garantir des conditions de travail décentes pour les professionnel·les

  • Garantir Ă  la protection maternelle et infantile les moyens humains et matĂ©riels de remplir toutes ses missions

  • Recruter des travailleur·ses sociaux et des psychologues dans les dĂ©partements pour Ă©viter le retard dans l’application des dĂ©cisions de justice. Renforcer la formation continue des travailleur·ses sociaux, y associer une revalorisation salariale, des possibilitĂ©s d’évolution de carriĂšre, un recrutement par passerelle

  • Accompagner davantage les familles d’accueil par le biais de supervision, analyse de pratiques, formation continue, thĂ©rapie familiale, etc. Recruter des assistant·es familiaux et Ă©largir le profil des parents d’accueil. Tenir un fichier des familles d’accueil avec vĂ©rification des antĂ©cĂ©dents d’agrĂ©ments dans d’autres dĂ©partements

  • Organiser une formation obligatoire de tou·tes les professionnel·les en contact avec les mineur·es, y compris au sein de l’Éducation nationale, sur les violences sexuelles, leurs consĂ©quences, leurs repĂ©rages et sur les procĂ©dures de signalement, les procĂ©dures judiciaires, le dĂ©pistage de la maltraitance

  • ProtĂ©ger les professionnel·les lanceur·ses d’alerte des pressions, mesures disciplinaires et procĂšs pour diffamation

© Livret thématique "Garantir les droits des enfants", melenchon2022.fr/livrets-thematiques/enfance/


Eric Zemmour, ReconquĂȘte.

  • Instituer un ministĂšre de la Famille de plein exercice, chargĂ© de la protection des foyers et de la relance de la natalitĂ©

  • Mieux protĂ©ger les enfants et les adolescents contre le harcĂšlement, la pĂ©dophilie et l’incitation Ă  la violence en organisant des « États gĂ©nĂ©raux des rĂ©seaux sociaux et numĂ©riques »

  • Lutter contre l’exposition des enfants et des mineurs aux sites violents et pornographiques en instaurant par la loi l’activation par dĂ©faut du contenu protĂ©gĂ© et du contrĂŽle parental sur les appareils numĂ©riques

© Programme électoral, https://programme.zemmour2022.fr/


Yannick Jadot, Europe Écologie Les Verts.

  • Obligation d’ĂȘtre diplĂŽmĂ©s d’État pour les personnels d’encadrement dans les lieux d’hĂ©bergement et d’accompagnement des mineurs ;

  • Élargissement du droit Ă  la protection de l’enfance aux jeunes de 18 Ă  21 ans en danger ;

  • Une augmentation de 500 millions d’euros par an des moyens allouĂ©s aux services publics indispensables Ă  la protection de l’enfance (parquets des mineurs, brigades de protection de la famille, etc.) ;

© Programme électoral, https://www.jadot2022.fr/programme


Valérie Pécresse, Les Républicains.

  • CrĂ©er un code pour la protection des mineurs en ligne.

  • Rendre effective l’interdiction de l’accĂšs Ă  la pornographie pour les mineurs en contrĂŽlant l’identitĂ© en ligne, par exemple via une carte bleue.

  • Instaurer un droit Ă  l’effacement des donnĂ©es personnelles Ă  partir de 16 ans.

  • CrĂ©er une peine complĂ©mentaire d’interdiction des rĂ©seaux sociaux pour les personnes condamnĂ©es pour harcĂšlement ou cyber-harcĂšlement.

© Programme électoral, https://valeriepecresse.fr/projets/


Fabien Roussel, Parti Communiste Français.

  • Il sera crĂ©Ă© 500 000 emplois dans la fonction publique et les services publics oĂč la justice et l’accompagnement des mineur·e·s seront dotĂ©s de 25 000 magistrat·e·s, Ă©ducatrices et Ă©ducateurs.

  • Les moyens nĂ©cessaires seront affectĂ©s Ă  l’application de la loi pour l’abolition de la prostitution. Cela inclura le financement des parcours de sortie, l’hĂ©bergement d’urgence, une allocation mensuelle et la rĂ©gularisation des personnes en situation dite irrĂ©guliĂšre. Un volet spĂ©cifique, portant sur la lutte contre la prostitution des mineur·e·s, accompagnera ces dispositions, adossĂ© Ă  la politique de protection de l’enfance.

  • La protection et le suivi des jeunes seront renforcĂ©s au sein et Ă  l’issue du parcours ASE Les sorties sĂšches de l’ASE Ă  la majoritĂ© seront interdites. Sera inscrite dans la loi l’automaticitĂ© de la « garantie jeune » jusqu’à 21 ans, associĂ©e Ă  un accompagnement Ă©ducatif et Ă  une allocation mensuelle. Les contrats jeunes majeur·e·s seront Ă©tendus jusqu’à 25 ans. L’assistance systĂ©matique d’un·e avocat·e sera instituĂ©e auprĂšs des enfants placĂ©s dans les procĂ©dures civiles.

  • Un dispositif de prise en charge des mineur·e·s non accompagné·e·s sera crĂ©Ă© Il sera financĂ© Ă  la hauteur des nĂ©cessitĂ©s, et il sera juridiquement contraignant pour les conseils dĂ©partementaux pour ce qui relĂšve de l’hĂ©bergement, comme de la crĂ©ation de postes de travailleuses et travailleurs sociaux.

  • L’action publique sera pleinement mobilisĂ©e en faveur de la prĂ©vention et de l’action contre les violences sexuelles sur les mineures Les moyens seront dĂ©gagĂ©s pour recueillir la parole des enfants, instruire, juger et sanctionner. Des procĂ©dures d’alerte obligatoire seront mises en place. Des actions de prĂ©vention seront organisĂ©es en direction des enfants, des parents et des personnels Ă©ducatifs. Les soins nĂ©cessitĂ©s par des agressions et crimes d’inceste seront pris en charge Ă  100 %, aussi longtemps que nĂ©cessaire.

  • La Protection maternelle et infantile (PMI) se verra renforcĂ©e pour accompagner, prĂ©venir, dĂ©pister, soigner tous les enfants. Un suivi obligatoire et rĂ©gulier devra ĂȘtre Ă©tabli, dans les premiĂšres annĂ©es de la vie, Ă  l’échelle des PMI et des pĂ©diatres. Les moyens nĂ©cessaires seront dĂ©gagĂ©s, accompagnĂ©s d’un plan national de soutien Ă  la parentalitĂ©.

© Programme électoral, https://www.fabienroussel2022.fr/le_programme


Une pensée à la Protection de l'Enfance, sans propositions écrites


Emmanuel Macron, La RĂ©publique En Marche.

« Mais il nous faut aller plus